Christiana Moreau est venue nous présenter son dernier roman Aux vents déraisonnables


Interviewée par Lewellyn Losfeld ce mardi 24 mars, l’autrice liégeoise est venue nous parler de son dernier roman Aux vents déraisonnables publié dans la maison d’édition belge Empaj , située à Verviers.

Christiana Moureau peut être qualifiée d’artiste complète, étant peintre et sculptrice à côté de son activité principale d’écrivaine. Férue d’histoire de l’art et admiratrice de l’art italien, elle nous avait presque habitués à retrouver ce cadre dans chacun de ses romans*, comme par exemple dans La sonate oubliée qui se passe en grande partie dans la Venise de Vivaldi. Pour ce dernier roman écrit pendant le confinement, c’est plutôt son cadre de vie quotidien qui a servi de base à son récit, à savoir les Hautes Fagnes, région dont elle a admiré la beauté sauvage en cette période où tout déplacement était interdit.

Si dès le départ, l’autrice explique avoir dédié ce roman au thème de la jalousie, l’Histoire est aussi au cœur du texte puisque les personnages principaux natifs de cette belle région verront leur vie chamboulée par la guerre 40-45 avec l’enrôlement dans la résistance liégeoise pour l’un et l’envoi en service civil en Allemagne pour l’autre. Les rencontres occasionnées par les évènements mettront aussi à mal certaines relations amoureuses de l’avant-guerre…

Aux vents déraisonnables laisse de surcroît la part belle aux femmes et ce « de façon naturelle » comme nous le confie Christiana Moreau car à cette époque, les femmes ont joué un rôle important notamment dans les réseaux de résistance et se sont retrouvées à une époque charnière de leur destinée en s’affirmant et en valorisant leurs droits qu’encore aujourd’hui il ne faut cesser de défendre. L’ autrice nous confie d’ailleurs avoir à cœur de faire passer ce message aux élèves qu’elle rencontre lors de ses rencontres de classes.

Avec un travail d’écriture qui s’étale seulement sur quelques mois mais toujours précédé de longues recherches historiques fouillées et aux sources diversifiées, Christina Moreau nous livre ici un « roman d’amour, de jalousie et de terroir » qui en ravira plus d’un.

Anne Nihoul

 

Pour rappel, voici les 4 romans précédents qui ont déjà bénéficié de prix et de traductions, notamment en italien !

· La sonate oubliée, Paris, Préludes, Hachette, janvier 2017, paru aussi chez Poche.

· Cachemire rouge, Paris, Préludes, Hachette, mai 2019, paru aussi chez Poche.

· La dame d’argile, Paris, Préludes, Hachette, juin 2021, paru chez Poche.

· La nuit de la tarentelle, Paris, Presses de la Cité, février 2023, paru chez J’AI LU